vendredi, décembre 15, 2017
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L’histoire du champagne

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Lorsque l’on parle des origines du champagne, il est bon de distinguer deux époques. En effet, le vin champenois remonte très certainement à l’époque tertiaire, comme l’attestent de nombreuses feuilles fossiles retrouvées par les archéologues. L’on retrouve également plus tard des écrits rapportant le succès rencontré par ce vin auprès des légions de Jules César.

 Le champagne obtient sa notoriété en devenant le vin préféré des rois, qui, entre 895 et 1825, étaient sacrés à Reims, au cœur de la région. Apprécié pour son goût particulier et sa finesse, il orne les tables royales et devint rapidement le présent officiel que l’on offre aux monarques étrangers se rendant en France. Ce qui contribua inévitablement à développer sa légende à l’étranger.

 Mais ce vin si apprécié n’était pas encore le champagne que l’on connaît. Le vin d’époque était beaucoup plus clair et léger que son alter ego contemporain. L’origine de ce dernier fait l’objet aujourd’hui encore de nombreux débats. Dans la version officielle, le vin blanc mousseux fut créé par le moine Dom Pérignon. Ce dernier aurait eu l’idée de mettre de la cire d’abeille dans le goulot de ses bouteilles. La cire, tombant dans la bouteille, provoqua une seconde fermentation. De cet heureux hasard naquit le champagne. Mais cette version est de moins en moins acceptée. La réalité est probablement moins glorieuse pour le moine bénédictin. De retour du Languedoc où il était en pèlerinage, il aurait fait une escale à Limoux dans l’Aude. Là-bas, on lui fit goûter un vin effervescent, la blanquette de Limoux. De retour à l’Abbaye de Hautvillers et intrigué par ce breuvage, il reproduisit la méthode de Limoux datant de 1531 sur le vin de Champagne en mettant en bouteille le vin avant l’achèvement de la première fermentation.

 Si aucune preuve n’atteste que les vins de Pérignon étaient mousseux, le fait qu’il les vendait le double du prix des autres vins indique tout de même une certaine originalité. De nombreux écrits relatent son goût particulier mais point de référence directe à une effervescence qui nous rapprocherait du vin traditionnel. C’est d’ailleurs une des raisons qui poussèrent l’historien anglais Edward Hyams à écrire que «le champagne s’est inventé lui-même». Ainsi, l’histoire du Champagne n’est pas totalement écrite et ne le sera probablement jamais. Les légendes ayant toujours besoin de mystères.

Comment bien réussir son shopping?

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Le shopping est un sport qui comme le football demande beaucoup de préparation et d’intelligence. Il y a les attaquants, qui foncent dans tous les rayons et attrapent tout ce qui attire leur attention. Les défenseurs, qui sont prêts à se battre si quelqu’un ose mettre la main sur l’objet de leur désir. Ou encore les remplaçants, souvent des hommes qui attendent désespérément leurs femmes… et la fin de la journée. Aujourd’hui, nous allons voir comment devenir le n°10, celui qui distribue le ballon, qui ne fait rien de superflu, toujours excellent. Bref, le Zidane du shopping.

Tout d’abord, il vous faut connaître vos besoins. A l’image d’un Zinedine qui connaît tous ses coéquipiers sur le bout du pied, vous devez avoir une image précise de votre garde-robe. A quel point doit-elle être renouvelée? Pour quelle saison? Quels accessoires? Où est mon point faible? Mes vêtements de travail pour toute la semaine? Ou mes tenues du week-end pour sortir? En faisant cela, vous vous évitez les allers-retours dans le magasin qui entraînent les achats compulsifs qui finiront dans votre armoire sans jamais avoir été utilisés. De plus, c’est une excellente manière d’établir un budget.

Ensuite, comme Zinedine qui analyse ses adversaires avant un match important, il vous faut repérer les magasins qui correspondent au mieux à vos besoins. Pour cela, Internet est fortement conseillé. En effet, le repérage dans les magasins n’est pas conseillé aux âmes sensibles. La vendeuse est comme l’envie de manger pendant un régime, dangereuse! De plus, il est beaucoup plus facile de dresser une liste sur internet grâce aux filtres des sites qui vous donnent uniquement ce que vous cherchez. Pratique pour échapper à la tentation!

Se pose ensuite la question du timing. La période des soldes est évidemment conseillée. A condition toutefois de respecter les points précédents (repérage et inventaire). Etre intelligent, c’est aussi ne pas se jeter sur la première démarque. La patience est une vertu qui porte toujours sa récompense avec elle.

Enfin, reste à choisir entre shoppings entre amies ou en solitaire? Comme Zidane, entourez-vous des meilleurs! Votre réussite dépend avant tout de votre capacité à respecter votre liste soigneusement établie et donc résister à la tentation. Si une amie ne comprend pas votre manière de faire, partez seule et invitez-la à boire un verre le soir. L’occasion idéale pour dévoiler votre nouvelle garde-robe!

 

L’histoire de la tour Eiffel

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La tour Eiffel fut inaugurée en 1889, lors de l’Exposition Universelle de Paris. L’exposition, organisée à l’occasion du centenaire de la Révolution française, devait servir de vitrine et montrer au monde entier le savoir-faire français en matière de technologie. La tour aujourd’hui mondialement connue était bien entendu le point d’orgue de cette expo.

 A cette époque, les Français et en particulier Gustave Eiffel, se sont déjà fait remarquer grâce à la construction d’un autre grand monunent, construit 3 ans auparavant puis offert aux Etats-Unis: la statue de la Liberté. Mais cette tour de 318 mètres, la plus grande du monde jusqu’en 1930, devait devenir le symbole du rayonnement français dans le monde.

 Les premiers plans sont effectués par deux ingénieurs, Maurice Koechlin et Emile Nouguier, en 1884. Gustave Eiffel, qui n’est dans un premier temps pas impressionné, finit par racheter le brevet en 1885. Dès lors, la construction de cet édifice devint une obsession pour l’industriel. Il présenta son projet dans un premier temps à la ville de Barcelone qui le refusa, le trouvant irréaliste et trop cher. Puis en 1886, son projet fut accepté par la ville de Paris. Une convention fut signée, indiquant que l’ingénieur était l’unique propriétaire de la tour jusqu’en 1910, avant de la céder à la ville. Les travaux commencèrent le 28 janvier 1887 et durèrent jusqu’en mars 1889.

 Cependant, tout ne fut pas si simple. Les Parisiens ne souhaitaient pas de ce monument. De nombreux artistes ou intellectuels, dont Guy de Maupassant, écrivirent des pamphlets contre cette nouvelle «tour de Babel» immonde dès février 1887. Selon eux, Paris n’avait pas besoin de cela pour montrer sa supériorité aux autres villes. Malgré les mécontentements, la Tour fut inaugurée et rencontra immédiatement un grand succès.

 La tour initialement destinée à être démolie en 1910 n’est pas uniquement un symbole. Elle eut également un rôle dans de nombreuses avancées technologiques et scientifiques. Le troisième étage devint un laboratoire météorologique, puis un centre de télécommunication. La première communication téléphonique hertzienne eut d’ailleurs lieu entre la tour et le Panthéon de Paris. Entre 1921 et 1940, la tour émit même sa propre émission radiophonique. Aujourd’hui, elle sert également d’antenne TNT.

Comment les grandes fortunes passent-elles leurs vacances?

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Chaque année de nombreuses enquêtes sont menées par les agences de tourisme pour connaître les nouvelles tendances ou découvrir de nouveaux endroits pour surprendre leur clientèle VIP. Inutile de préciser que vous ne trouverez pas St Tropez ou Ibiza dans la liste des destinations privilégiées. Complètement passés de mode. Mais des lieux bien plus discrets, voire étonnants.

Tout d’abord, il est intéressant de noter qu’il y a bel et bien une destination privilégiée qui se trouve en France, et ce n’est pas Paris. En effet, Antibes avec son Hôtel du Cap-Eden-Roc fait partie de la short-list des endroits préférés des grandes fortunes. Construit par le créateur du Figaro en 1870, cet établissement à la particularité d’avoir une piscine extérieure creusée à même le roc avec vue imprenable sur la mer. Magnifique!

Ensuite, il est curieux de voir qu’il existe deux catégories de riches: les amateurs de sensations fortes et les autres, qui préfèrent la tranquillité. Ainsi, les grandes fortunes allemandes aiment passer leurs vacances… en Allemagne. Plus précisément sur l’île de Sylt. C’est le milliardaire allemand Gunter Sachs, ancien mari de Brigitte Bardot, qui lança la mode des voyages à Sylt. Depuis, de nombreuses personnalités allemandes y séjournent, comme Angela Merkel par exemple, où y habitent. Mais on est loin du bling-bling.

Les Italiens aiment rester en Toscane. Les Sud-américains préfèrent l’Uruguay et la modeste ville de José Ignacio. Quant aux milliardaires chinois, il existe bien une destination domestique qu’ils affectionnent particulièrement. Mais au contraire des destinations précédemment citées, où les vacanciers recherchent le calme, l’île de Hainan est privilégiée pour son côté «tout est permis».

Pour les autres, les amateurs de sensations fortes, leurs destinations sont plutôt la Laponie, où les agences organisent de vraies rencontres avec le père Noël et des sorties en ballon au-dessus des ours. L’Australie, où l’on peut nager parmi les crocodiles. Las Vegas, pour sauter en chute libre depuis la tour Stratosphère, haute de 252m. Ou encore… l’Afghanistan.

Quant aux activités, la pêche à la mouche a la cote chez les riches. Elle attire pour sa proximité avec la nature et son côté reposant. Le golf reste aussi très prisé, même s’il est intéressant de constater que les jeunes millionnaires l’abandonnent volontiers au profit du kitesurf.

5 lieux parisiens pour déjeuner avec l’histoire.

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Le café de Flore: Ce café se situe dans l’inévitable quartier Saint-Germain des Près. Souvent assimilé à un quartier «bobos», il n’en reste pas moins un quartier chargé d’histoire et un endroit fort agréable. L’une des places fortes du lieu est sans aucun doute le café de Flore. Ce café ouvert en 1887 à tout connu. Les événements comme les intellectuels. Il fut rapidement utilisé comme une salle de rédaction pour de nombreux journaux tels que la Revue d’action française en 1899, journal à tendance monarchique. Puis pour l’éphémère revue les soirées de Paris créé par Guillaume Apollinaire en 1912. Alors que le café est à son apogée durant l’après-guerre, il deviendra une légende ensuite en devenant le «siège social» du mythique couple Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. A tel point qu’aujourd’hui, les touristes se précipitent à l’intérieur en demandant à être assis à la place de Sartre. Cependant, cette histoire de la table du fond n’est qu’une légende. Le couple n’ayant jamais eu de place attitrée.

 Les deux Magots: le grand rival du Flore, il se situe lui aussi dans le quartier de Saint-Germain des Près. Les deux magots était à l’origine un grand magasin de luxe. Il ne devient un café qu’à partir de 1885 lorsque l’enseigne est revendue. Le lieu est chic et garde son côté luxe en accueillant les gens de la haute, très élégants et raffinés. Puis c’est en 1914, après un changement de propriétaire que son destin bascule. Comme le Flore, Guillaume Apollinaire y avait ses habitudes, ainsi qu’Alfred Jarry et encore plus tard Ernest Hemingway. Ce n’était pas le «siège social» de Sartre, mais l’endroit en est malgré tout imprégné fortement. En effet, c’est ici que le philosophe lança la vague existentialiste. Et si aujourd’hui l’écrivain est une légende pour les touristes, il n’était guère apprécié des patrons de bars.

 La closerie des Lilas: celui-ci n’est pas à Saint Germain mais à Montparnasse. Connu pour être le café préféré d’Hemingway, qui le cite dans ses mémoires, ce café à lui aussi vu s’asseoir à sa terrasse nombre de célébrités. On raconte que la première lecture de Gatsby le magnifique eut lieu sur cette terrasse. Que Lénine aimait y jouer aux échecs durant son exil. Qu’une dispute entre ces quatre murs entraînat la naissance du mouvement surréaliste. Le lieu est aussi lié à Alfred Jarry qui avait pris pour habitude d’y consommer une boisson très spéciale à base d’absinthe et de vinaigre.

 Ces 3 cafés sont remplis d’histoires, mais bien entendu, ce ne sont pas les seuls.

Histoire d’un succès français: Auchan

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En 1961, Gérard Mulliez, fils d’un entrepreneur à succès (son père n’est autre que le fondateur de l’entreprise de prêt à porter féminin Phildar), décide lui aussi de se lancer dans le commerce et lance un premier supermarché qu’il nommera Auchan. Comme l’eau minérale Evian, ou bien le camembert, la famille Mulliez s’appuie sur un lieu existant pour trouver le nom de son enseigne, en l’occurrence, le quartier des Hauts-Champs à Roubaix, où sera inauguré le premier supermarché d’environ 600 m2.

L’idée d’ouvrir un supermarché n’est pas subite et même bien réfléchie. Elle prend de plus en plus forme à la suite d’un déplacement aux Etats-Unis, à Dayton, où avec son père il écoute le théoricien Bernardo Trujillo lors d’une conférence sur les méthodes marchandes modernes. Il reprit ainsi le concept de Trujillo, «tout sous le même toit», pour lancer sa propre enseigne.

Les premières années sont difficiles. Mais son père, qui avait déjà refusé de placer ses locaux dans une de ces usines desaffectés pour laisser la place au supermarché de son fils, se sert de son entreprise pour rétablir les comptes d’Auchan. Grâce à cette aide précieuse et aux conseils d’Edouard Leclerc, qui lui conseille entre autres de casser les prix sur le whisky pour faire entrer les hommes dans son magasin, l’enseigne rebondie. Et en 1967, s’agrandit avec l’ouverture d’un hypermarché à Roncq dans le Nord.

Le choix de la ville montre la grande intelligence du jeune homme qui pourtant n’a même pas son bac. En effet, ayant appris qu’une autoroute allait se créer entre la Belgique et la France, il comprend tout de suite que l’endroit va devenir stratégique. Et compte tenu du succès du libre-service en France, il lui faut s’agrandir. Le premier hyper fera 6000 m2, puis 13500m2 en 1968.

En 1969, Gérard Mulliez décide d’aller plus loin et fort de ses récents succès, il crée le premier centre commercial de France dans la commune d’Englos. Le centre se compose d’un Auchan de 16400m2 et d’une galerie commerciale pouvant accueillir plus de 70 magasins. Le centre commercial joua un rôle majeur dans le développement de l’industrie française puisqu’il permit l’ouverture des premiers Norauto, Castorama ou Décathlon.

En 1981, Auchan lança finalement sa fructueuse campagne d’internationalisation de la marque avec la création de sa filiale espagnole, Alcampo. Depuis, le rouge-gorge apparu sur le logo en 1983 est présent sur tous les continents sous le nom d’Auchan (à l’exception de l’Espagne, Alcampo, et du Portugal, Jumbo).