Le formulaire CN22 est une étiquette postale verte collée sur les colis expédiés hors de l’Union européenne ou vers les DOM. Il sert de déclaration en douane simplifiée et ne couvre que les envois dont la valeur reste en dessous d’un seuil précis. Comprendre cette limite évite de choisir le mauvais formulaire, ce qui peut entraîner un blocage du colis en transit ou son retour à l’expéditeur.
Seuil de valeur du CN22 : ce qu’indiquent les douanes françaises
La douane française fixe la limite d’utilisation du CN22 à 380 euros pour les envois postaux. En dessous de ce montant, l’étiquette verte suffit pour accompagner le colis vers un pays hors UE ou vers les DOM.
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La Poste, de son côté, exprime ce seuil en droits de tirage spéciaux (DTS), l’unité monétaire du Fonds monétaire international. La référence postale est fixée à 300 DTS, dont la conversion en euros fluctue selon le taux en vigueur. C’est la raison pour laquelle certains guides affichent des montants légèrement différents.
En pratique, avant chaque envoi, mieux vaut vérifier le seuil applicable directement auprès de l’opérateur postal utilisé plutôt que de se fier à un guide ancien ou destiné à un autre pays.
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CN22 et CN23 : critères de choix entre les deux formulaires douaniers

Le CN22 et le CN23 remplissent la même fonction, déclarer le contenu d’un colis aux douanes, mais ils ne s’adressent pas aux mêmes envois. Deux critères principaux déterminent lequel utiliser : la valeur déclarée et, selon l’opérateur, le poids du colis.
Quand rester sur le CN22
Le CN22 convient aux envois dont la valeur ne dépasse pas le seuil de 380 euros (douane française) et dont le poids reste modéré. Physiquement, c’est une simple étiquette adhésive apposée sur l’extérieur du colis. Les informations demandées sont réduites : description sommaire du contenu, valeur, poids, coordonnées de l’expéditeur et du destinataire.
Quand basculer vers le CN23
Le formulaire CN23 devient obligatoire dès que la valeur de l’envoi dépasse le seuil du CN22. Il se présente sous la forme d’un document plus grand, glissé dans une pochette transparente fixée au colis. Le CN23 permet de détailler davantage le contenu : description article par article, codes tarifaires, origine des marchandises.
Certains opérateurs imposent aussi le CN23 lorsque le poids du colis dépasse un certain seuil, indépendamment de la valeur déclarée. Le poids et la valeur sont donc deux critères à vérifier avant de choisir le formulaire.
Tableau récapitulatif
| Critère | CN22 | CN23 |
|---|---|---|
| Valeur maximale (douane FR) | 380 € | Au-delà de 380 € |
| Format | Étiquette adhésive | Document détaillé en pochette |
| Niveau de détail | Description sommaire | Description article par article |
| Poids | Variable selon l’opérateur | Requis au-delà du seuil opérateur |
Envois postaux au-delà de 1 000 euros : la limite des formulaires CN
Les formulaires CN22 et CN23 ne couvrent pas tous les montants. Au-delà de 1 000 euros, ni le CN22 ni le CN23 ne peuvent être utilisés. La douane française impose alors une déclaration formelle établie sur le document administratif unique (DAU).
Dans ce cas, La Poste, en qualité de déclarant en douane, dépose elle-même la déclaration au centre de dédouanement postal pour le compte de l’expéditeur. Le processus est plus long et implique des rubriques supplémentaires à renseigner avec précision.
Pour les envois de cette valeur, il est préférable de se renseigner au préalable auprès des services compétents du pays de destination, car les exigences documentaires varient d’un territoire à l’autre.
Déclaration en douane obligatoire même pour un cadeau gratuit

Un point que beaucoup d’expéditeurs ignorent : la déclaration en douane est requise même pour un envoi gratuit. La fiche officielle des douanes françaises le précise explicitement. Un cadeau expédié vers un pays hors UE ou vers les DOM doit être accompagné d’un CN22 ou d’un CN23, selon sa valeur estimée.
Sur le formulaire, une case permet de cocher la nature de l’envoi (cadeau, échantillon, document, marchandise). Cocher « cadeau » ne dispense pas de déclarer une valeur. Les douanes du pays de destination utilisent cette valeur pour calculer d’éventuels droits et taxes à l’arrivée.
Données électroniques anticipées et évolution des exigences douanières
Le formulaire papier collé sur le colis n’est plus toujours suffisant. De nombreux opérateurs postaux exigent désormais la transmission électronique anticipée des données douanières (EAD, pour Electronic Advance Data) en complément du CN22 ou du CN23 physique.
Cette exigence s’est généralisée après le Brexit pour les envois depuis la Grande-Bretagne vers l’UE, mais elle concerne aussi d’autres corridors postaux. L’objectif est de permettre aux douanes du pays de destination de pré-analyser l’envoi avant son arrivée, ce qui réduit les délais de dédouanement.
En pratique, si vous passez par le site de La Poste ou par un prestataire d’expédition en ligne, les données électroniques sont souvent générées automatiquement lors de la création de l’étiquette. Pour les envois déposés au guichet sans pré-enregistrement numérique, vérifiez que l’opérateur transmet bien ces informations.
Les éléments à retenir avant d’expédier un colis hors UE :
- La CN22 s’utilise pour les envois d’une valeur inférieure ou égale à 380 euros selon la douane française, avec un seuil de référence postale de 300 DTS susceptible de varier en euros.
- Au-delà de ce seuil et jusqu’à 1 000 euros, le CN23 prend le relais avec un niveau de détail plus élevé.
- Au-delà de 1 000 euros, les formulaires CN ne sont plus valables : une déclaration formelle sur DAU est requise.
- La déclaration est obligatoire même pour les envois gratuits ou les cadeaux.
- La transmission électronique anticipée des données douanières est de plus en plus exigée par les opérateurs, en plus du formulaire papier.
Le seuil de 380 euros reste la réponse directe à la question posée pour un envoi depuis la France. Ce montant peut toutefois évoluer en fonction du taux de conversion des DTS, ce qui justifie de consulter les conditions de l’opérateur postal au moment de l’expédition plutôt que de se fier à un chiffre figé.